Cadre trapèze ou cadre easy entry : lequel choisir sur son vélo électrique Cube ?
C’est probablement la question la plus posée dans notre magasin de vélos à Montpellier au moment d’essayer un vélo électrique Cube.
Le modèle est choisi, la taille est calée, le budget est validé et il reste une dernière hésitation : trapèze ou easy entry ?
Les deux versions affichent souvent la même motorisation, la même batterie et le même équipement, pour un tarif quasi identique. La différence se joue ailleurs, dans la façon de monter sur le vélo, dans le comportement du cadre en charge et dans l’usage que vous en aurez réellement.

Quels sont les types de cadres proposés par Cube sur ses vélos électriques aujourd’hui ?
Cube décline la majorité de ses vélos électriques de ville, de trekking et de randonnée en trois architectures de cadre.
Le cadre diamant reste la construction historique, avec un tube supérieur horizontal ou légèrement incliné. C’est la structure la plus rigide et la plus légère à équipement égal, mais aussi celle qui impose de lever franchement la jambe pour enjamber le vélo.
Le cadre trapèze reprend ce triangle avant en abaissant nettement le tube supérieur, qui plonge vers le tube de selle. L’enjambement descend, la rigidité reste élevée. C’est le compromis.
Le cadre easy entry, parfois appelé col de cygne, supprime le tube supérieur classique. Le cadre s’ouvre complètement entre la selle et le guidon, et l’enjambement devient très bas.
Un point à clarifier au passage : ces appellations n’ont plus rien de genré. Cube a abandonné depuis plusieurs saisons les mentions homme et femme au profit d’une logique de morphologie et d’usage. Un cadre easy entry n’est pas un vélo de dame, c’est un vélo à enjambement bas. Beaucoup d’hommes de plus de soixante ans, ou souffrant du dos, roulent aujourd’hui en easy entry par pur confort.



Le cadre trapèze en détail
Le trapèze conserve un triangle avant fermé. Le tube supérieur descend, mais il est toujours là, et il continue de relier la douille de direction au tube de selle. Résultat, la structure travaille comme un cadre classique.
En pratique, la hauteur d’enjambement se situe le plus souvent entre 55 et 65 centimètres selon la taille du cadre. C’est bas, mais il faut encore lever la jambe.
Le vrai atout du trapèze se révèle en charge. Avec deux sacoches arrière pleines, un porte-bagages chargé et une longue descente, la rigidité du triangle avant limite les flexions parasites et le vélo reste plus neutre à haute vitesse. Sur un vélo électrique de 25 à 30 kilos, cette différence se sent.

Le trapèze convient donc aux cyclistes qui n’ont aucune gêne à lever la jambe, qui roulent souvent chargés, qui font de la distance, et qui apprécient un vélo qui ne bouge pas sous eux. Sa limite est simple : sur un usage urbain avec vingt arrêts par trajet, ou en cas de souplesse limitée au niveau du bassin, il devient inutilement contraignant.
Le cadre easy entry en détail
Ici, le tube supérieur disparaît. Il ne reste qu’un tube oblique surdimensionné qui plonge vers le pédalier, souvent doublé ou fortement renforcé sur les modèles Cube récents pour compenser l’absence de triangulation.
L’enjambement tombe fréquemment sous les 45 centimètres. Concrètement, vous montez sur le vélo en passant le pied devant la selle, sans lever la jambe au-dessus du porte-bagages, sans déséquilibrer un siège enfant chargé, et sans faire tomber les sacoches.
C’est en ville que le bénéfice est le plus évident. Feux rouges, priorités, trottoirs, tramway : chaque descente de vélo devient un geste naturel plutôt qu’un mouvement à préparer.

La question de la rigidité revient systématiquement. Sur un cadre easy entry moderne, correctement dimensionné, la différence est réelle mais modérée. Elle devient perceptible dans deux situations : le vélo très chargé à l’arrière et à l’avant simultanément, et la descente rapide et sinueuse. En usage courant, elle passe inaperçue.
Deux limites à connaître : un poids généralement supérieur de 0,5 à 1 kilo à cause des renforts, et un ressenti légèrement plus souple pour les gabarits lourds et sportifs.
Comparatif trapèze et easy entry
Sur la hauteur et facilité d’enjambement, le cadre easy entry gagne sans discussion. Avec dix à vingt centimètres d’écart selon les tailles, ce cadre change également vraiment la façon de poser le pied au sol à chaque arrêt.
Sur la rigidité et la tenue de route en charge, le trapèze garde l’avantage. Le tube supérieur horizontal offre un triangle avant plus rigide, ce qui se ressent surtout au-delà de 25 km/h en descente chargée, où la stabilité fait la différence.
Sur le poids, le trapèze reste légèrement plus léger. La structure fermée demande moins de renfort que le tube abaissé du cadre entry pour conserver la même rigidité.
Sur le confort d’usage quotidien, notamment en ville, avec des arrêts fréquents et des montées et descentes répétées, l’easy entry domine largement et rend le vélo plus simple à vivre au jour le jour.
Sur la charge admissible, les deux versions affichent généralement les mêmes valeurs de poids total autorisé, souvent autour de 150 kilos selon les modèles Cube. Il faut cependant systématiquement le vérifier sur la fiche technique du modèle précis, car des écarts existent d’une gamme à l’autre et d’une année à l’autre.
Ce qui ne change pas, en revanche : la motorisation, la batterie, la transmission, les freins, la géométrie de pilotage et la position sur le vélo restent identiques d’un cadre à l’autre. Vous ne choisissez donc pas deux vélos différents, mais deux façons distinctes d’y monter et d’en descendre.

Quel cadre choisir selon votre pratique du vélo ?
Pour les trajets domicile-travail et l’usage urbain, avec des arrêts fréquents et parfois un pantalon de ville, l’easy entry est le choix logique.
Pour le cyclotourisme et le voyage chargé, sur plusieurs jours avec sacoches avant et arrière, le trapèze reste la valeur sûre.
Pour la balade familiale avec siège enfant ou remorque, l’easy entry évite de basculer le vélo au moment d’enjamber, ce qui est loin d’être un détail avec un enfant installé à l’arrière.
En cas de mobilité réduite, de gêne au bassin, au dos ou à la hanche, ou de reprise d’activité après un arrêt, l’easy entry n’est pas un confort mais une condition pour rouler régulièrement.
Enfin, pour un vélo partagé entre deux personnes de tailles différentes, l’easy entry est nettement plus tolérant, à condition que l’écart de taille reste compatible avec un seul cadre.
Les critères à vérifier avant de trancher pour une forme de cadre
Mesurez votre hauteur d’entrejambe, dos au mur, pieds nus. Cette valeur, croisée avec la hauteur d’enjambement du cadre, vous dira immédiatement si le trapèze passe confortablement ou de justesse.
Vérifiez le poids total autorisé, qui inclut le vélo, le cycliste, les bagages et les accessoires. C’est souvent la contrainte oubliée sur les vélos chargés.
Contrôlez la compatibilité avec un siège enfant, une remorque et des sacoches, et notamment la longueur utile du porte-bagages.
Pensez à la revente. Sur le marché de l’occasion, l’easy entry se revend très bien car il s’adresse à un large public.
Et surtout, essayez. Sur la même taille, dans les deux cadres, avec vos chaussures et vos habitudes.
L’avis de Stéphane
« Je vois passer cette hésitation toutes les semaines dans le magasin. Ma règle est simple : je fais monter et descendre le client 10 fois de suite sur les deux cadres, en le faisant s’arrêter comme à un feu rouge. En 10 répétitions, le corps répond tout seul. Ceux qui hésitent encore après ça prennent le cadre de vélo easy entry dans neuf cas sur dix et ils ne le regrettent jamais.
Le seul cas de figure dans lequel je pousse vraiment vers le cadre trapèze, c’est le cycliste qui part chargé sur plusieurs jours, typiquement les grandes boucles vers Saint-Guilhem-le-Désert ou la vallée de la Buèges avec quatre sacoches. Là, la rigidité du triangle avant du vélo se sent dans les descentes, quand le vélo est lourd et que la route tourne.
Pour tout le reste, entre les trajets quotidiens dans Montpellier, les sorties au Salagou le week-end et les balades avec un enfant à l’arrière, le cadre easy entry est le meilleur achat. Et j’ajoute une chose que peu de cyclistes anticipent : dans dix ans, vous serez content d’avoir un vélo sur lequel vous monterez facilement sans y penser. »
Stéphane, Cycles SH, 85 traverse du Mas rouge, 34970 Lattes.
Questions fréquentes sur le cadre de votre vélo VAE
En conclusion, trapèze ou easy entry, c’est une question de morphologie, pas de style.
Le choix entre trapèze et easy entry n’est ni une question de style, ni une question de genre.
Essayez les deux types de cadres sur la même taille de vélo électrique, le même jour : votre corps tranchera plus vite que votre raisonnement.
Choisir son vélo, en particulier un vélo à assistance électrique, n’est jamais une décision purement esthétique. C’est une question de morphologie et d’usage réel. Si vous roulez chargé, longtemps et vite, le trapèze garde une vraie légitimité technique. Si vous pédalez au quotidien, en ville, avec des arrêts fréquents ou une souplesse limitée, le cadre ouvert easy entry vous fera simplement rouler plus souvent. Et un vélo à assistance électrique sur lequel on monte sans réfléchir est toujours un meilleur vélo que celui qui reste au garage.
Chez Cycles SH, tous les vélos électriques Cube existent en plusieurs architectures de cadre, justement pour s’adapter à chaque profil de cycliste. Que vous cherchiez un vélo de ville pour vos trajets quotidiens ou un modèle taillé pour la longue distance, la meilleure façon de trancher reste l’essai. Essayez les deux types de cadres sur la même taille de vélo électrique, le même jour : votre corps tranchera plus vite que votre raisonnement.
Donc le plus simple reste encore de passer nous voir en magasin pour essayer plusieurs vélos à assistance. Demandez Stéphane bien-sûr. Je suis là pour vous conseiller dans la manière de choisir un vélo électrique.
